mercredi 25 février 2015

Destin argenté



Lorsqu'il lui arriva cette histoire de pognon, qui du jour au lendemain bouleversa son existence, Crésus avait dépassé les bornes.

Il faut bien dire qu'il avait fait l'impasse sur les règles du Monopoly et s'était permis unilatéralement de construire 6 hôtels sur la case "rue de la Paix" ce qui est strictement prohibé.

Alors évidemment il l'avait facile et pouvait même se payer systématiquement la carte "sortie de prison" à chaque fois que c'était nécessaire.

Certes il avait été plus malin que les autres joueurs dans cette partie là!

Jérôme, lui, avait préféré jouer en bourse et essayé d'encaisser des sommes énormes lors de transactions électroniques, mais le niais, il avait eu l'air tout bête lorsqu'il essaya de trouver une case "dépôt de spéculation" car elle n'existe pas au Monopoly. Comme s'il ne le savait pas, ce Kerviel toujours à faire l'innocent!

Du coup Crésus lui avait proposé de prendre en dépôt tout son argent mais, le filou il en avait profité pour acheter l'avenue des Champs Elysées sans le lui dire!

Bon vous me direz entre tricheurs, il ne faut pas s'étonner.

Mais ce n'est pas tout car Crésus, et il le sait bien, doit aussi sa fortune partiellement à Bernard.

En effet Nanard, le troisième joueur, lui, avait préféré acheter un match et précisément dans ce cas non seulement pas de case dans le Monopoly mais le Nanard il s'est retrouvé tapi à la "case prison" et en plus sans passer par la case départ et sans recevoir 10 000 FRF (oui je laisse en Franc car à l'époque ce n'était pas encore l'euro et en plus je ne connais pas le nom du drachme ancien).

Ensuite je me souviens avoir compris qu'un second Bernard était venu se joindre à la partie et que lui aussi s'est fait avoir puisqu'il ne lui restait plus que la case du "Boul Mich " pas vraiment rentable.

Alors Crésus qui avait bon fond, lui proposa de le soulager d'une grosse somme qui venait d'un endroit lointain qu'il ne situait sur aucune carte du nom de Wall Street.Il ne chercha pas d'ailleurs à en savoir plus car se dit-il avec un nom comme Madoff, on vient certainement de l'ouest.

Et pour couronner le tout, Crésus récupéra également l'intégralité des montant que son partenaire au jeu, Dominique, avait placé sur la case Pigalle.

Voilà pourquoi Crésus devint Crésus aussi grâce à DSK.

 
(C) Philippe GILBERT - 08 janvier 2015

mardi 24 février 2015

Arbres au vent



Les énergies propres, c’est du vent, dit l’éolienne.

Le moulin à vent, la farine après.

Première cause de surdité : le hurlement du vent dans les feuilles.

Les ailes du moulin. Les « L » ? Je croyais pourtant que moulin n’en prenait qu’un.

L’été, l’arbre à came, dealer de la forêt, vend encore de la neige.

L’arbre cache quelquefois la forêt et l’auvent cache toujours le soleil.

Vieille branche, tu es trop cassante pour rester mon poteau.

Vent frais, vent froid, vent glacial … Résultat : ventouses.


(C) Monique THOMIERES

mercredi 18 février 2015

Kazegami-ko



Il tournait, tournait, montait, descendait, sans jamais se fatiguer, le petit cheval blanc du manège en bois.

C’était il y a déjà bien longtemps et au fil des ans, les enfants l’ont peu à peu délaissé pour la grande roue et les montagnes russes.

Alors, ses noirs sabots déboulonnés de la piste ronde, il a été entreposé dans l’oubli poussiéreux d’une obscure resserre.

Jusqu’à ce jour d’automne où le dieu japonais du vent l’a reconnu pour fils, faisant de lui Kazegami-ko.

Depuis, il règne sur les vents et caracole dans les cieux, au rythme toujours joyeux de la musique cristalline de l’ancien manège en bois.


(C) Monique THOMIERES

mardi 17 février 2015

Petite musique intérieure





Au début c'était bien
Comme des notes qui se bousculent!
Tout était beau
Comme des notes qui s'enchaînent!
Tout brillait
Comme des notes harmonieuses!

Mais le temps n'est pas une longue portée tranquille
L'harmonie s'est effondrée!
La dissonance s'est installée
Comme des notes qui s'entrechoquent!

Sa musique n'avait plus de rythme
Comme des notes vides!
Parfois ma petite musique me rendait l'espoir
Comme des notes pétillantes!
Mais très vite la promesse d'harmonie s'estompait
Comme des notes menteuses!

Je voulais entendre une autre musique
Comme une portée qui attend ses notes!
Je rêvais d'une mélodie de notes inédites
Comme des notes de joie
Comme des notes de vie ;

Alors j'ai rompu avec sa musique
Comme une note désabusée!

Je l'ai quitté!


(C) Philippe GILBERT - 6 novembre 2014.

jeudi 8 janvier 2015

Ils étaient dix-sept humains





Ils étaient dix-sept humains
Que la nuit ignorante et cruelle
Vient de faucher à jamais.


Ils étaient dix-sept humains
Et déjà des pointes de vie
Surgissent de ce sol rougi de haine.


Ils étaient dix-sept humains
Empreints d'un amour de liberté
Qui restera éternellement nôtre.


(C) Philippe BESSE

mercredi 12 novembre 2014

Rêve et fantaisie

 
L’atelier d’écriture


 
EQUIPAGES / EQUIPLUMES
 
Présente
 
« Rêve et fantaisie »
 
Une lecture des textes d’atelier et des chansons
Interprétés par
Marine de Charrin & Emmanuel Tavernier
ponctués par les photos de
Jean Faucher et les illustrations de Roseline Görlinger
Avec le concours de
Caroline Besse et Olivier Chauvelot
samedi 6 Décembre à 20H30 
Salle polyvalente de la Mairie de Toulouse
3 rue Raymond Corraze
(près de la place de l’Ormeau )
 
 
Pour information, la lecture et projection  dure une heure environ  et après cela nous partagerons un pot et des gâteries apportées par chacun (e)
 

samedi 1 novembre 2014

Bon vent, mon cerf-volant


Cerf volant de papier au bout de ta ficelle,
Tu refuses encore de récurer la vaisselle
Tu fuis à la vue du balai et de la pelle
Et tu disparais dès que le travail t’appelle.
 

Cerf volant de papier figure en ton losange
Tu as su m’amadouer de ton regard d’ange
Mais fais attention, il arrive que les choses changent
Car la colère à mon bel amour se mélange.


Cerf volant sans papiers, sans fil à la patte

Tu es chanceux d’être tombé sur une si bonne pâte,
Mais désormais, plus grand-chose en toi ne m’épate,
Et sans nul regret, sur l’heure, je me carapate.


(C) Monique THOMIERES  -  30 octobre 2014