Inspiré par le thème « partir », choisi par le 19ème rendez-vous de l’histoire (à Blois du 6 au 9 octobre 2016), nous avons décliné ce mot, riche de significations et d’ambivalence, pendant les 6 séances d’atelier d’octobre à décembre 2016.
Affichage des articles dont le libellé est Thèmes d'écriture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Thèmes d'écriture. Afficher tous les articles
jeudi 12 janvier 2017
jeudi 2 octobre 2014
Le Vent
François BOUCHER Junon demande à Eole de libérer les vents (1769)
Sujet très vaste qui
est traité en poésie, en peinture, au cinéma et dans le film d'animation, en particulier chez le japonais Miyazaki (Le Vent se lève).
Chez Claude Simon, Le
vent est le titre d'un de ses romans; c’est aussi le titre d’une
nouvelle de Dino Buzati dans le recueil « le K ».
Dans la période
romantique, le thème est très fréquent. Le vent c'est le souffle, celui de
l'inspiration mais aussi celui de la folie, douceur et violence …
Dans cet ensemble
énorme on pourrait multiplier aisément les références. Elles fournissent
des entrées pour l'écriture, que ce soit un texte, une peinture, une chanson
etc …
Une entrée par les
domaines esthétiques s'impose mais elle n'est pas la seule.
On peut aussi jouer
sur une entrée climatique et météorologique, ou bien une entrée économique ( il s'agit d'une
force au service de … ).
Notre vie quotidienne en dépend (pire que la lune le vent nous influence, en
pays de vent d'autan on sait de quoi il s'agit).
Enfin on ne peut négliger une
entrée mythique : Eole est un dieu grec roi des vents.
mardi 4 mars 2014
La frontière entre réel et fantastique
L’art – dont la littérature – se joue des frontières, c’est bien connu. Il ignore, gomme ou transgresse la barrière, franchit, bouscule et dépasse la limite au-delà de la borne et autres marques de territoire. Mais, aussi bien, n’en crée-t-il pas d’autres, mollement ou radicalement nouvelles, prétendues tour à tour personnelles ou collectives, que le Sujet de l’énonciation, (créateur‑récepteur), propose, s’impose malgré lui ou dispose à sa guise
Le fantastique
Le fantastique est un registre littéraire qui se caractérise par l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste d’un récit. Selon le théoricien de la littérature Tzvetan Todorov, le fantastique se distingue du merveilleux par l'hésitation qu'il produit entre le surnaturel et le naturel, le possible ou l'impossible et parfois entre le logique et l'illogique. Le merveilleux, au contraire, fait appel au surnaturel dans lequel, une fois acceptés les présupposés d'un monde magique, les choses se déroulent de manière presque normale et familière. Le fantastique peut être utilisé au sein des divers genres : policier, science-fiction, horreur, contes, romances, aventures ou encore merveilleux lui-même. Cette définition plaçant le fantastique à la frontière de l'étrange et du merveilleux est généralement acceptée, mais a fait l'objet de nombreuses controverses. Le héros fantastique, comme le lecteur, a presque systématiquement une réaction de refus, de rejet ou de peur face aux évènements surnaturels qui surviennent. Le fantastique est très souvent lié à une atmosphère particulière, une sorte de crispation due à la rencontre de l’impossible. La peur est souvent présente, que ce soit chez le héros ou dans une volonté de l’auteur de provoquer l’angoisse chez le lecteur ; néanmoins ce n’est pas une condition sine qua non du fantastique.
Le fantastique en littérature ne doit donc pas être confondu avec le merveilleux (où le surnaturel est posé et accepté d'emblée), avec la science-fiction(qui est rationnelle) ou avec l'horreur, bien que ces genres puissent s'y combiner. Le cinéma fantastique regroupe toutefois le fantastique et le merveilleux et souvent aussi, bien que cela soit critiqué, la science-fiction ou l'horreur.
samedi 25 janvier 2014
Frontière(s)
Frontière : Seuil, ligne, porte, fenêtre, elle se développe dans toutes sortes de motifs, qui se marquent tous par leur polysémie, par un jeu sur le passage et la clôture, l'interdit et la liberté.
Ce jeu de contraires permanent fait de la frontière un objet séduisant à écrire, car il permet toutes les expérimentations et l'interrogation permanente sur l'entre-deux.
jeudi 17 octobre 2013
Thème d'écriture : les animaux
Le dossier : « l’animal dans la littérature » et l’article de Catherine Coquio, professeur de littérature comparée à Paris VIII, dont le titre « l’animal et l’humain : un mythe contemporain, littérature et philosophie » a nourri la réflexion préliminaire pour imaginer des propositions d’écriture en atelier. Ce thème est l’occasion d’ouvrir des champs d’interrogation et des portes et il peut s’exprimer à travers des genres et des formes particuliers.
jeudi 3 janvier 2013
Thème d'écriture : l'armoire
Selon Gaston Bachelard,
L’esthétique
du caché, du secret et de l’intrigue, se développe notamment
à travers des images poétiques du tiroir, du coffre
ou de l’armoire, un espace
réduit, dont les limites imaginaires sont infinies.
Le monde du placard est
toujours habité, particulièrement lorsqu’il est
clos, car il renferme alors bien
plus de mystères.
D’après
l’auteur, le tiroir prend tout son sens dans l’image poétique et
révèle alors son immensité, au contraire de la
métaphore qui le réduit à une
case de rangement
Au-delà de
la métaphore qui les réduisent à des cases de rangement, on
trouve caché derrière les tiroirs, coffres ou
armoires, le modèle de l’image
poétique de l’intime.
Bachelard cite Milosz en ces termes : « l’armoire,
toute pleine du tumulte muet
des souvenirs », indiquant ainsi la valeur intime
que peut prendre l’armoire.
On révèle donc à travers ces objets l’esthétique du
caché, du secret, de
l’intime. Un espace réduit, dont les limites
imaginaires sont infinies. Le monde
du placard est toujours habité, particulièrement
lorsqu’il est clos, car il
renferme alors bien plus de mystère comme le
souligne Rimbaud dans ces
vers :
« L’armoire
était sans clef…
…joyeux
murmure. »
Les coffres et autres tiroirs ne sont en fait que
les images poétiques de notre
intimité la plus profonde.
mercredi 12 septembre 2012
Thème d'écriture : le voyage
De septembre à décembre 2012
Le mot inducteur + jeu des associations
Ecrire tous les mots venant à l’esprit qui se relient à ce mot de départ par libre association d’idées et par homophonie (cf signifiant/signifiés).
A partir des mots trouvés en choisir cinq et écrire un texte de 5 lignes en 5 minutes.
De la lettre au mot, du mot au texte. Propositions ludiques, gammes d’écriture, exercices de style.
Jouer avec les mots, les sens, les sons, faire des ensembles plus ou moins fantaisistes.
« Ce que tu vas dire après, les mots vont te le dire »Yannis Ritsos (sur la corde)
Variante : Donner une contrainte de forme (sonnet, vers, dialogue).
Abécédaires
Choisir une lettre en haut de la page, une au milieu et une vers le bas ; laisser venir un mot commençant par cette lettre puis développer en trois ou quatre lignes ce que ce mot évoque pour vous. Ecrire un texte en trois lignes car chaque mot, amené par la lettre qui le débute, a un sens précis et particulier dans l’histoire de celui qui l’écrit. Condenser dans les trois lignes imparties ce que ce mot évoque pour l’écrivant. Cette contrainte permet de serrer l’essentiel de ce que l’on veut dire et parfois dans une forme définitive et parfaite ; du reste Roland Barthes dans son Barthes par lui-même A CHOISI CETTE STRUCTURE.
Ecrire à partir d’un titre (cf liste dans « voyages dans le voyage » (voix d’encre)
Ecrire l’histoire qui aurait pour titre cf liste.
Choisir un titre (cf liste),lui associer une liste de mots, écrire un texte.
A partir de cette technique de la fragmentation on peut dans un deuxième temps écrire entre les alinéas en refaisant ou non du lien.
Ou choisir un mot court et détacher les lettres comme au-dessus en abécédaire ; écrire un acrostiche à partir des paragraphes de trois lignes que chaque lettre commence.
Ecrire à partir d’une phrase de début et une phrase pour clore le texte.
1« En route le mieux c’est de se perdre » de Nicolas Bouvier
2 « je te fais répéter c’est tout » d’Annie Saumont
Le mot inducteur + jeu des associations
Ecrire tous les mots venant à l’esprit qui se relient à ce mot de départ par libre association d’idées et par homophonie (cf signifiant/signifiés).
A partir des mots trouvés en choisir cinq et écrire un texte de 5 lignes en 5 minutes.
De la lettre au mot, du mot au texte. Propositions ludiques, gammes d’écriture, exercices de style.
Jouer avec les mots, les sens, les sons, faire des ensembles plus ou moins fantaisistes.
« Ce que tu vas dire après, les mots vont te le dire »Yannis Ritsos (sur la corde)
Variante : Donner une contrainte de forme (sonnet, vers, dialogue).
Abécédaires
Choisir une lettre en haut de la page, une au milieu et une vers le bas ; laisser venir un mot commençant par cette lettre puis développer en trois ou quatre lignes ce que ce mot évoque pour vous. Ecrire un texte en trois lignes car chaque mot, amené par la lettre qui le débute, a un sens précis et particulier dans l’histoire de celui qui l’écrit. Condenser dans les trois lignes imparties ce que ce mot évoque pour l’écrivant. Cette contrainte permet de serrer l’essentiel de ce que l’on veut dire et parfois dans une forme définitive et parfaite ; du reste Roland Barthes dans son Barthes par lui-même A CHOISI CETTE STRUCTURE.
Ecrire à partir d’un titre (cf liste dans « voyages dans le voyage » (voix d’encre)
Ecrire l’histoire qui aurait pour titre cf liste.
Choisir un titre (cf liste),lui associer une liste de mots, écrire un texte.
A partir de cette technique de la fragmentation on peut dans un deuxième temps écrire entre les alinéas en refaisant ou non du lien.
Ou choisir un mot court et détacher les lettres comme au-dessus en abécédaire ; écrire un acrostiche à partir des paragraphes de trois lignes que chaque lettre commence.
Ecrire à partir d’une phrase de début et une phrase pour clore le texte.
1« En route le mieux c’est de se perdre » de Nicolas Bouvier
2 « je te fais répéter c’est tout » d’Annie Saumont
Inscription à :
Articles (Atom)
